Biographie


Haut Jurassien depuis 1947
Photographe naturaliste amateur autodidacte.

Passionné de la nature, fréquentant particulièrement les montagnes du Jura et la chaine alpine, depuis la Haute Savoie jusqu’aux Alpes Maritimes, mais aussi la Suisse et un peu l’Italie.

Depuis avril 2008 j’ai franchi le pas, je me suis équipé d’un boitier numérique, le Nikon D300.

Depuis 1971, j’ai commencé à rechercher avec mon frére le grand tétras. Au début j’utilisais un affût très rustique, un parapluie, et un drap teint en vert posé par dessus, l’imperméabilité et l’isolation n’étaient pas garanties; malgré tout je restais plus de 10 jours de suite sans redescendre chez moi, et mes jours de congés étaient réservés pour “le gros noir”; réchaud et sachets lyophilisés, neige du terrain pour l’eau suffisaient pour la nourriture. J’ai ainsi passé plus de 250 nuits d’affûts uniquement pour le grand tétras, sujet qui à cette époque était moins médiatisé que maintenant. C’était la lecture du terrain qui fournissait les informations. Encore maintenant à chaque fois que je vois un grand tétras, je suis irradié de bonheur!

Les sorties Alpestres m’ont fait connaître d’autres lieux et d’autres sujets animaliers. Marmottes, bouquetins, mouflons, cerf chamois hermine, martre, tétras lyre, lagopède alpins, perdrix bartavelles, gypaéte barbu, aigle royal, se meuvent dans une liberté totale sur des milliers d’hectares, recouverts d’une flore d’une richesse et d’une rareté remarquable, édelweiss, génépi, saxiphrage à nombreuses fleurs, lis orangé, etc…

Pour mieux connaitre la nature, il faut sortir par tous les temps, soleil, pluie, neige, vent, orage, froid, terrain accidenté; les départs de marches de nuit à la lampe frontale, font partie de la panoplie du photographe animalier. Il faut aussi aller sur le terrain pour connaître les sujets, le biotope, les périodes favorables, rût et floraison, pour ensuite y retourner soit à l’affut, l’approche, la billebaude, ou un combiné de tout cela.

Le silence, la patience, l’observation, l’écoute, me récompensent quelquefois par un regard, une attitude, une position que j’aurai réussi à fixer sur ma carte mémoire.

Dans le Jura il y a pléthore d’espèces animales et végétales et, j’ai encore de belles journées devant moi.

Depuis toujours je pense que ma plus belle image, c’est celle que je ferai demain.

Il ne me reste plus qu’à préparer mon matériel et repartir.